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L'ETUDE EUROPÉENNE COST 327

DES ÉTUDES SCIENTIFIQUES RIGOUREUSES DÉBOUCHANT SUR UNE APPLICATION INDUSTRIELLE NOVATRICE


A l’origine des travaux menés par l’ULP (Université Louis Pasteur - CNRS) se trouve l‘étude statistique approfondie sur les accidents de motocyclettes et leur blessure, menée par le laboratoire européen COST (European Cooperation in the field of Scientific and Technical Research). Au total 253 accidents impliquant des motocyclistes, portant très majoritairement un casque, ont été analysés dans le cadre du projet COST 327 « Motorcyclist’s helmets ».


Il en ressort que 66% des blessures, toutes gravités confondues, se situent au niveau du cerveau. Ce constat a mis en lumière l’extrême nécessité d’améliorer les capacités de protection des casques. La première conclusion du rapport COST 327 est la suivante : « pour diminuer le nombre et la gravité de ces blessures, il faut tout en premier lieu réduire le choc rotationnel ».


CE QUI SE PASSE LORS D’UN CHOC AU NIVEAU DE LA TÊTE

Afin d’analyser le plus finement possible ce qui se joue lors d’un choc à la tête, un cas réel d’accident de moto avec traumatisme crânien a été simulé numériquement. Une première fois, avec l’accélération rotatoire subie, une autre fois, sans. Les chercheurs ont ainsi pu calculer les contraintes de cisaillement dans le cerveau. La comparaison des deux résultats a permis de chiffrer l’influence néfaste de la composante rotatoire de la tête sur le cisaillement intracérébral.


Les modèles numériques ont également permis de mettre en lumière qu’un impact très bref ou dur (coup de marteau) provoque des fractures du crâne, alors qu’une impulsion plus longue induit plutôt des lésions neurologiques. Les trois lésions les plus fréquentes étant
1 - la fracture du crâne liée à la déformation osseuse : un coup de marteau
2 - l’hématome sous dural lié au mouvement rotatif du cerveau dans le crâne (il provoque la rupture de veines reliant la masse cervicale et la paroi crânienne)
3 - les lésions neurologiques ou cisaillement intracérébral occasionnés par la composante rotationelle de l’impact Sans revenir sur les chiffres cités précédemment, il est important de signaler que les simulations numériques ont permis de mettre en évidence une diminution du risque de cisaillement intracérébral de 67,5%.


Ce résultat significatif représente une avancée essentielle en terme de sécurité.