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14 Juillet 2015 - Pilotes

Rencontre avec le champion d’Enduro, Cédric Melotte

Cédric Melotte a plus d’une corde à son arc. Cet ancien champion de MX3, MX2 et MX1, qui a également participé au Championnat du monde d’Enduro, organise en effet des randonnées dans le Piémont mêlant ses deux passions, le sport et gastronomie. Pour des groupes de 8 à 11 pilotes, c’est chaque fois une aventure extraordinaire, sportive et culinaire dans des paysages magnifiques à 2500 mètres d’altitude. Le champion nous livre des anecdotes, son expérience et quelques conseils.

 

Comment as-tu commencé la moto ?

Je voyais mon père rouler. J’ai eu ma première moto à 4 ans et je suis passé pro à 15 ans, quand j’ai couru mon premier grand prix. Alors qu’à vélo, j’ai eu du mal à démarrer, à trouver mon équilibre, en moto je suis parti directement.

 

Comment devient-on champion?


Il faut toujours recommencer, s’entraîner, tous les jours. Course après course, tu te forges un pilotage, un physique, un caractère, ta propre identité. Ensuite, tu stagnes autour de la 10e place. Un jour, tu montes sur le podium et tu te demandes ce qui a changé. Je me suis toujours entraîné. Année après année, j’ai progressé. Quand mon tour de gagner est arrivé, je n’ai pas compris pourquoi. C’était forcément la conséquence du travail et de tout ce qui s’était passé avant. Il y a le talent certainement et aussi la chance. Le facteur chance est important. Avec 40 pilotes en compétition qui sont là, tous les week-ends, pour gagner, les places sont chères.

 

Que penses-tu de la moto de route?

Je trouve que la moto sur la route ouverte est très dangereuse. Je ne vais jamais sortir une R1, un R6 ou une super sportive sur la route. Si je veux  faire ça, je vais au circuit Mettet ou Zolder. Là où tu peux vraiment rouler. Sur la route, je roule avec des gros scooters, le Tmax par exemple, pas plus. Je fais de la pure ballade.

La moto GP, c’est beau. Mais chacun son sport. Toujours tourner, toujours les mêmes points de freinage, sortir le genou, l’angle, moi, ça me lasse. Je respecte ce que font Rossi et Marquez, je trouve cela super génial et je suis très admiratif. J’adore regarder mais je n’ai pas la concentration qu’ils ont pour arriver à ça.

 

Quelle est ta moto actuelle?


Je roule avec une WRF mise à disposition par le Yamaha team avec laquelle je suis 2e au championnat de Belgique d’enduro à deux points du premier, Cédric Kremer. Cette moto, c’est le plaisir de rouler sans se prendre la tête.

 

Enduro Vs Cross : qu’est-ce que tu en penses ?


Le Cross, c’est comme une course de formule 1, comme le Moto GP. L’Enduro c’est  comme un rallye. Il y a une boucle de 70 km avec des spéciales pour nous départager. Sur 4 tours de de 7 heures à 9 heures, on cumule les meilleurs temps.

J’ai arrêté le Cross car il y a davantage d’accidents maintenant. Les pistes tournent trop au super cross. C’est beaucoup plus exigeant, des triple sauts, des whoops. Je prenais trop de risques. Sur 20 tours en 40 minutes, il fallait toujours être précis avec des acrobaties et des sauts complètement fous.

 

Parle-nous de ton équipement?


A l’époque, je portais le casque de la marque Fox. Sur une journée de course, j’avais mal aux cervicales. Depuis la transition au MX8 Pure Carbon Lazer, de 200 g plus léger, ça a changé. Tu ne subis pas le casque. D’habitude je suis content de l’enlever, mais là je ne m’en rends même plus compte. C’est un vrai confort et un plaisir absolu.

Les casques ont beaucoup évolué. Après le jet des années 89/90, sont arrivés les casques avec les mentonnières flexibles.  Ensuite il y a eu les intégraux, qui prévenaient les problèmes de projection de pierres et de boue des autres motos.

En 2006/2007 est arrivé le Leatt Brace pour éviter le coup du lapin. Mais là n’est pas vraiment le problème. Le point fondamental c’est l’aisance. On doit être comme des marionnettes, il faut savoir tomber, mais avec aisance. Si on rigidifie toutes les parties du casque, ça se répercute sur autre partie du corps.

 

Lors de tes escapades dans le Piémont quelles sont les difficultés pour les participants et pour toi ?

Au début, les pilotes sont assez stressés. Ils ont peur de se blesser. Ils s’accrochent au guidon alors qu’il faut être cool sur la moto. Il faut donc les tranquilliser, les rassurer, les sécuriser. Le premier jour, ils doivent gérer le relief de la haute montagne, les pierres, des situations qu’ils ne connaissent pas forcément. Parfois c’est un peu rude. Le lendemain, en général, ça va déjà beaucoup  mieux. Le surlendemain, ils se relâchent. En trois jours, l’évolution est remarquable.

La moto verte, c’est un esprit différent. Il faut donner beaucoup de conseils. Les descentes, par exemple, se font moteur éteint, parfois sur 20 km. Il est indispensable  d’être très concentré pour prendre la meilleure trajectoire et garder l’inertie afin d’éviter l’arrêt complet. Il faut apprendre à lâcher le frein beaucoup plus tôt. La descente est aussi très physique. En montée, on peut s’asseoir. Pas en descente.

La dépense d’énergie et importante car on doit rester debout pour bien freiner et équilibrer la machine. Il faut se tenir sur les avant-bras et les jambes, ça fait mal. Si l’on n’est pas suffisamment entraîné, c’est dur. Mais il y a le plaisir, la beauté des paysages et la récompense quotidienne de la gastronomie locale !

 

17 Avril 2012 - Pilotes

Victoire des Belgazelles dans la catégorie Quad-Moto

www.belgazelles.be

14 Novembre 2011 - Pilotes

La meilleure course de Xavier Simeon pour clôturer la saison 2011

Le Belge Xavier Siméon (Tech 3 B) a signé son meilleur résultat de la saison en prenant la 8e place du Grand Prix de Valence, catégorie Moto2, 17e et dernière manche du Championnat du monde de vitesse motocycliste, dimanche en Espagne. La course a été remportée par l’Italien Michele Pirro (Moriwaki), devant le Finlandais Mika Kallio et le Suisse Dominique Aegerter, tous deux sur Suter.
Troisième à la fin de la première boucle, Xavier Siméon est longtemps resté dans le peloton de tête, en lutte avec Kallio, Aegerter et Hernandez. Améliorant ses chronos à chaque fois que les conditions de piste le permettaient, le pilote belge a tenu un rythme très élevé durant les 27 tours de courses.

Source :
http://www.rtl.be

 

12 Octobre 2011 - Pilotes

Clément Desalle 3ème au championnat MX1 2011

Clément Desalle décroche la 3ème place du podium final pour la saison 2011 du championnat du monde MX1.
Une belle position sachant que notre compatriote n’a pas été en mesure de participer aux 3 dernières courses suite à une chute survenue en Championnat de Belgique.
Nous lui souhaitons une excellente remise en forme et une superbe année 2012.

03 Octobre 2011 - Pilotes

Une remarquable 11ème place au Grand Prix du Japon pour Xavier Siméon


 

Xavier Siméon a terminé à la 11ème place du Grand Prix du Japon Moto. Sur le très exigeant circuit de Motegi qu’il découvrait, le pilote RTL Sport a réalisé une belle course. Il empoche 5 nouveaux points et confirme les progrès affichés depuis le début de la saison au guidon de la Mistral 610 du team Tech 3.
 

C’est d’abord le traditionnel warm up qui a ouvert les débats de ce Grand Prix du Japon avec une température en baisse sensible, un petit 16° qui n’aura pas aidé à la mise en température des Dunlop. Xavier Siméon y a signé le 17ème chrono.
 

Cette température plutôt fraîche était toujours de mise quatre heures plus tard au départ de la course, avec un ciel bien gris. Pas de quoi freiner les ardeurs des 36 concurrents de ce Grand Prix Moto 2 qui se sont jetés avec frénésie dans le 1er virage en se bousculant quelque peu.
 

Xavier Siméon raconte sa course : « Le départ a été chaud, ça s’est beaucoup frotté derrière moi. J’aurais pu être plus incisif mais je n’ai pas voulu prendre trop de risques J’ai réalisé un bon 1er tour que j’ai bouclé en 11ème position. Sofuoglu m’a un peu gêné mais ça s’est plutôt bien passé. Durant une bonne partie de la course, je me suis battu dans un groupe composé de Kallio, Pasini, Rabat, …, jamais à plus de 10 secondes des premiers. Je n’ai rien lâché. J’ai réalisé mon meilleur tour un peu avant la mi-course – 1 53’ 046’’ – et à ce moment je suis revenu dans la roue de Smith. Comme aux essais, j’étais toujours un peu moins bien dans les secteurs 3 et 4 mais j’avais un rythme élevé. À 5 tours de la fin, j’ai un tout petit peu baissé la cadence. Bizarrement, j’avais des crampes d’estomac. J’ai fini à la 11ème place, c’est bien ».
 

Xavier Siméon a régalé ses supporters en réalisant une belle course, il peut être satisfait de sa prestation. Il confirme sa progression dans ce championnat d’un niveau très relevé.
 

« On a bien travaillé. Je découvrais ce circuit qui est difficile. Je suis content de mon résultat, je marque des points, c’est vraiment bien » confie le pilote RTL Sport « Dans 15 jours, ce sera l’Australie, encore un nouveau circuit pour moi. Je vais donner le meilleur. Le top 10 sera mon objectif. On s’en approche course après course ».
 

En tête, Iannone s’est imposé devant Marquez et Lüthi, Bradl ne pouvant faire mieux qu’une 4ème place. L’espagnol prend donc l’ascendant sur l’allemand et se porte en tête du championnat pour 1 point.
 

La tournée des Grand Prix extra continentaux se poursuivra le 16 octobre prochain sur le circuit de Philip Island en Australie, un splendide tracé situé au bord l’océan.

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